EN CREUX ET EN RELIEFS

Forme Performative 

plastique, musicale et chorégraphique

Conception et interprétation:

Flora Moscovici, peintre

Claire Voisin, clarinettiste

Elsa Marquet Lienhart, flûtiste

RENCONTRE

Flora Moscovici, Elsa Marquet Lienhart et Claire Voisin se rencontrent lors d'une résidence artistique à l'Abbaye de Royaumont allant de septembre 2015 à juin 2016.

Intitulée Laboratoire frictions, cette résidence met en présence des artistes spécialisés dans différentes disciplines afin de questionner la forme du concert. Flora, Claire et Elsa s'y sont donc retrouvées à plusieurs reprises au cours de l'année pour expérimenter les pratiques et les formes de représentations de la musique, de la danse et des arts plastiques. 

 

Un premier travail autour de la corporalité en jeu dans le concert, puis la mise en relation d’éléments hétéroclites pouvant faire œuvre, enfin, la plasticité résultante de toute expérience de l'espace scénique et de sa confrontation avec d'autres espaces, les ont porté vers une performance en trio.

Travail de l'espace, corps en mouvement, matière sonore, matière picturale sont les outils du trio. A la recherche d'une temporalité commune, elles investissent différents lieux de l'Abbaye pour y proposer une performance publique.

DESCRIPTION DU PROJET

Jouer dans des creux, des interstices, des reliefs.....

Dans son travail, Flora Moscovici fait exister des endroits, des lignes, des formes qui ne sont pas forcément visibles au premier abord. Son approche permet un nouveau regard sur les lieux. Dans notre Trio, c’est en peignant sur les musiciennes, fondues dans le décor, qu’elle les anime.

Ainsi révélées par le pinceau, clarinettiste et flûtiste, par leur souffle, donneront vie à l’espace qui les entoure.

 

Inspirées par les lieux, leurs contextes historiques ‒ commun à une région ou singulier à un espace déterminé ‒, leurs fables ou la perception de ces endroits, les musiciennes en mouvement improviseront ces histoires.

Fondue dans l’environnement sonore, relayant les échos de musiques passées, ou expérimentant l’acoustique des espaces proposés, la musique permettra de révéler l’espace sous un nouvel angle.

 

La présence d’une peintre permet de voir l’espace occupé comme un véritable tableau vivant en trois dimensions, qui se double d’une qualité sonore.

Le public peut s’approcher des musiciennes comme d’une œuvre d’art et certains lieux publics peuvent devenir particuliers par ce nouveau regard.

 

L’enjeu pour les musiciennes dans cette forme In situ est de sortir des cadres de jeu usuel des musiciens. Grâce aux espaces choisis, les contraintes amènent de nouvelles manières de jouer...

A la recherche d’une certaine poétique du mouvement musical.

Crédit photos: Claire Heggen, 

arrière-plan: Elsa Marquet Lienhart,

Festival Burn after listening, Abbaye de Royaumont, 2016